Ce soir, je suis humblement perché du haut de mes saintes valeurs, de mes principes moraux fondamentaux, de mes sentiments, de mon amour, tout la haut, tel un ange assit en haut d'une montagne d'or, culminante à une hauteur démesuré, je respire l'air frais et pure des cieux qui m'entoure, mes ailes sont majestueusement déployées de toute leurs longueurs, autour de moi, autour de mon trésor fièrement défendu. Je regarde en bas. Je suis prêt. Prêt à donner bataille, jusqu'à la mort s'il le faut, pour le salut de mon âme et de mon esprit. Je vois mon reflet a travers un lac d'inconscience et de doute au pied de ma citadelle. Il me regarde, des profondeurs insondables et abyssales du néant de la perversion, trônant sur un charnier de souffrances et de larmes, gisant sur plusieurs lieux. Les vapeurs toxiques que dégage son c½ur l'étouffe lui même, relié en intraveineuse a une substance noirâtre et visqueuse qui sort de son trône d'immondices. Mes yeux vert cristal, caressé par la douceur de mes paupières telles des plumes, défie mon propre regard injecté de sang au pupilles dilatées. L'Ultime affront arrive... Mon ciel noircit peu à peu et des gouttes d'acides commences à faire fondre mes lumières et à ronger mes ailes. Je prend mon envole, piquant comme une faucon sur mon reflet, mes plumes s'arraches avec la vitesse de la chute, Une longue traîné de sang s'échappe de mon dos en lambeau qui éclabousse mes fidèles ailes. Face à moi, il crache du sang d'un noir morbide et glauque et semble vouloir me faucher avec ses bras mutilés couvert de lames acérées. Ses profondeurs boue de milles flammes, je percute tel un météore le lac, entraînant une déflagration infernales dans un vacarmes de d'acier et de sang. Une terrible et gigantesque onde de choque s'en dégage réduisant presque totalement mon être physique. Enfin je le rejoint, je me rejoint, dans la suite de ma descente entourée d'explosion assourdissante, mes yeux brûle, je n'y vois plus rien, Je sais que je viens m'enfoncer dans mon regard haineux, me détruisant par la même. Je termine ma course dans mes entrailles. Alors mes deux mondes imploses, puis plus rien, le vide. Au milieu de cette immensité spatial, je me sent encore... Je suis donc là, encore vivant...

